Pour ces deux chapelles, voir les albums photos avec beaucoup de détails.

Formant une sorte de faux transept entre le bas-côté gauche et la sacristie, la chapelle de la Vierge a réuni un certain nombre d’œuvres ayant appartenu à l’église de Louis XIV, la « troisième église ».

En effet, la statue en bois doré de la Vierge, au centre de l’autel, est d’une facture, avec les plis mouvementés de sa robe, qui permet de la dater du début du XVIII° siècle. Les colonnes corinthiennes qui encadrent l’autel seraient de la même période, comme les deux anges porteurs de torches. La grille du chœur, ornée du soleil royal, est également de l’époque de Louis XIV, comme les stalles qui sont placées de part et d’autre de l’autel. Nous avons donc, avec cette belle chapelle, une sorte de modèle réduit de l’église de 1682, construite par Hardouin-Mansart.

L’élégante fresque de l’ascension qui décore la voûte est d’Amaury-Duval. On y retrouve les couleurs pastel chères au peintre et à son amour pour les œuvres de Fra Angelico.

Il convient de noter, sur le mur donnant sur la sacristie, un tableau, un peu mièvre, de Louis Jammot, de 1890, consacré au Rosaire, saint Dominique, agenouillé, recevant le rosaire des mains de la Vierge.

Sur le mur opposé, un vitrail est dédié à l’arrivée de Notre-Dame de Bon Retour dans l’église, en présence du curé Chauvel.

Après restauration, la chapelle du Sacré-Cœur retrouve des couleurs magnifiques avec des détails dans la fresque comme les instruments de la passion

Il convient de noter, Placé très haut à droite, un tableau de la 2e moitié 17e siècle d’un auteur inconnu représentant l’Ascension d’Elie dans un char De Feu. Lui faisant pendant à gauche, un tableau d’un auteur également inconnu représentant Louis XIII offrant la couronne à saint Louis fin XIIIè, début XIXè. Ces deux œuvres ont été restaurées vers les années 2000. On peut regretter qu’elles soient placées très haut et mal éclairées.

A gauche, on trouve un vitrail représentant l’apparition du Sacré-Cœur à sœur Marguerite-Marie (Marguerite Alacoque) et à droite, une fresque représentant (?) la parabole de la brebis perdue (Luc 15, 3-7.).

Par Jean-Claude Pelletier, janvier 2018

© Photos : Christophe RANQUE

Mise en page :Véronique BONAMY